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Découverte Intérieure de l’Algérie, août 2017

   

 

Du 6 au 27 août 2017,

trois semaines en Algérie

Deux jours d’introduction à l’Algérie, l’Islam, l’Eglise locale ;

Deux semaines de service en lien avec une communauté d’Eglise (animation, chantier, études, cours, bibliothèque, accueil de visiteurs… ) ;

Deux jours de retrouvailles pour relire l’expérience.

L’actualité nous présente

  • Des images d’un islam terroriste qui renforcent peurs et préjugés,
  • Des images tragiques de migrants franchissant la mer au péril de leur vie,
  • Le monde ferait donc peur : il faudrait s’en protéger.

Une autre vision est possible qui exige de faire l’effort de connaître, de comprendre

Les jésuites d’Algérie vous proposent :

  • Une découverte de terrain pour passer de l’Islam abstrait à des visages concrets de musulmans et de musulmanes
  • D’oser la rencontre sur le terrain de l’autre, là où il est chez lui, là où c’est lui qui accueille.
  • Cette rencontre en appui sur l’Eglise d’Algérie, marquée par les pères blancs et des sœurs blanches, la famille foucauldienne des petits frères et petites sœurs de Jésus et par l’esprit de Tibhirine.

Concrètement vous vivrez :

  • Deux jours pour entrer dans une première connaissance du pays, de ses musulmans, de sa minorité chrétienne.
  • Deux semaines pour découvrir une réalité concrète de ce pays à partir d’un travail de terrain, en appui sur la communauté chrétienne du lieu. Vous y serez envoyés seul-e ou à deux pour permettre une insertion maximale.
  • Deux jours pour relire ensemble l’expérience vécue, mesurer les changements, les évolutions, les appels entendus…

Date limite d’inscription : 15 juin 2017

Coût : aux alentours de 200€ + transport  + visa  (passeport valide en cours pour 6 mois au moins)

 

Quelques témoignages : 

Arthur B. – Août 2016 :

Un été studieux

En  arrivant  au  CCU  pour  l’activité  de  conversation  en  français,  je  n’avais  ni l’expérience ni le matériel pour savoir ce que j’allais faire pendant deux semaines. Heureusement,  plein  d’idées,  de  souhaits,  de  propositions  sont  arrivés  dès  le premier  jour,  et  tout  au  long  des  séances.  Le  dynamisme  et  le  goût  pour l’improvisation des uns et  des  autres m’en ont rendu l’animation particulièrement facile.  Un  groupe  s’est  constitué,  dans  une  bonne  humeur  contagieuse.  Au  CCU comme  lors  des  sorties  au  Musée  du  Bardo,  au  Mémorial  du  martyr/Jardin d’essai/Musée des beaux-arts et à la Casbah,  nous avons  ri, joué, menti, partagé, marché, négocié, interrogé…

Ces quinze jours d’activité, vécus dans un esprit unique, ont été marqués par une qualité  de  relation  d’une  épaisseur  parfois  inattendue.  Le  partage  y  a  été réciproque.  Partage  d’idées,  de  points  de  vue,  d’informations.  Partage d’expériences, qui aident à comprendre où s’ancrent les idées. Partage de paroles, de gestes qui marquent, dont le souvenir reste. Je garde la mémoire d’une grande générosité ;  sans  oublier  l’ajout  à  mon vocabulaire  de  quelques  concepts  plus  ou moins universels mais que seul le darja formule en un mot…

Il était bon d’être en relation et je quitte l’Algérie avec le désir de le rester. Je ne prendrai pas la pilule de l’oubli !

Matthieu – Août 2015 :

Comment résumer en quelques lignes cette rencontre de l’Algérie ? Question rhétorique, certainement, mais qui mérite quand même qu’on la pose une semaine après la fin de cette expérience. J’étais venu avec le moins d’a priori possible, presque les mains dans les poches, en dehors de quelques petites choses préparées pour se lancer dans les cours de français. Mais ce ne sera pas ce que je retiendrai de ces quinze jours. Non, je préfère me rappeler les rencontres avec les étudiants de la bibliothèque, les débats, les questions, les mêmes qui se posent pour les jeunes des deux côtés de la Méditerranée. Les avis divergeaient, souvent, la rencontre culturelle, au même titre que les manières de penser, ou de faire les choses, peuvent être un choc pour un français. Mais un choc positif. Car outre la beauté de ce pays endormi dans un fatalisme extrême, j’ai découvert des gens formidables, pleins d’appétence pour la vie. Entraides, passions, joies sont peut-être les mots qui résument le mieux mon ressenti de ces quelques jours passés ici. Et je remercie encore une fois tous ceux qui ont permis que cette découverte de l’intérieur d’une toute petite partie de la magnifique terre qu’est l’Algérie se passe de manière si agréable.

 

Dorothée, Aôut 2015 :

Si l’on m’avait dit un jour que je foulerai la terre d’Algérie, pour y vivre une expérience humaine dans la rencontre culturelle et inter religieuse, j’aurai sourit et pensé que c’était un rêve ou un pari fou. Mais c’est ce que la Maison Ben Smen à Alger m’a permis de vivre cet été pendant 3 semaines.

Cette envie de comprendre ce qui, entre la France et l’Algérie, nous attache, nous sépare, nous lie et nous construit, je l’ai depuis ma première rencontre avec un mineur isolé étranger algérien il y a bientôt 10 ans. Alors, j’ai voulu creuser, en savoir plus, par moi-même, aller là bas pour compléter le fil de l’histoire et de près, faire une vraie rencontre. Attachée au Réseau Jeunesse Ignatien, la proposition du père Christophe Ravanel « Découverte intérieure de l’Algérie » me met sur la voie et m’offre la possibilité d’une immersion complète.

Il faut peu de temps pour changer de continent et perdre tous ses repères pour être disponible à la rencontre et ouvert à l’inconnu. Pas facile de retracer toute cette histoire marquée de souffrances, de blessures et de beaucoup de violence. Mais ce qu’il reste de ce passé, c’est une lueur qui dit que c’est le passé et que l’avenir est devant, avec cette envie d’avancer tout en cherchant encore sa propre identité.

Et cela, je n’aurai pas pu le percevoir sans ces 10 jours de chantier à Ben Smen.  Plus qu’un chantier, une vie de famille partagée avec une dizaine d’étudiants subsahariens (Côte d’Ivoire – Burundi – Burkina Faso) et algériens (Alger – Constantine – Sétif) animée par une équipe tout aussi multicolore (France et Brésil) !

Entre jardinage, ponçage et peinture des bancs, nettoyage de la cuisine et peinture d’une chambre, chacun apprend à se connaître et à vivre cette belle diversité. Que de richesse dans les discussions, les échanges, les débats, que de respect dans l’écoute de l’autre et de ces différences et que de joie chantée, dansée et jouée !

Cette vie quotidienne nous aura permis de tisser des liens d’amitié, de solidarité et de reconnaissance, d’échanger sur les pratiques de notre foi, de vivre des temps de prières et de partager ensemble de très bons plats algériens !

Je garde en moi cette belle mosaïque de visages, de sourires et de bonheurs partagés, spontanés et authentiques. Mais le plus fort, aujourd’hui, est de témoigner aux yeux de tous, que quelque soit notre pays, notre culture et notre religion, nous pouvons vivre ensemble et bâtir un monde de paix et d’amour fraternel.

 

 

6 août à 19 h 00 min - 27 août à 9 h 00 min

Date

6 août à 19 h 00 min - 27 août à 9 h 00 min

Lieu

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