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Sur les chemins de St Jacques, de Rocamadour à Cahors, une randonnée spirituelle pour les 30-40 ans.

Au programme : 15 à 20 km de marche par jour (en portant ses affaires, sauf les tentes), des temps de prière et de partage en équipe, de la bonne humeur et une vie simple dans l’accueil et le respect de la Création. Nous dormirons sous tentes individuelles. Chaque jour, un enseignement, des temps de prière et de partage qui nous permettront de relire ce que nous avons vécu ces derniers mois et d’envisager l’avenir. 

Contact : ecopelerinage(@)gmail.com

Retour sur l’été en témoignages :

En partant pour l’écopélé, j’ai laissé derrière moi mon « sac du quotidien » rempli notamment de problématiques liées au travail, à la gestion quotidienne et d’infos tournant en boucle autour du Covid. Je l’ai troqué pour un sac de randonneur sur le chemin de Saint Jacques, mon téléphone portable sagement rangé dans une pochette.
Je ressentais le besoin de marcher, surtout après la période si particulière du confinement. Et l’éco-pélé, c’est d’abord ça : un pied devant l’autre et recommencer ! Mais c’est surtout marcher ensemble, dans une ambiance détendue, fraternelle et bienveillante, où l’on fait attention les uns aux autres.
J’ai découvert que la marche simplifie les choses : pas de « prise de tête » pour savoir comment s’habiller pour la réunion du lendemain, ce sera short/t-shirt/chaussures de rando, comme aujourd’hui !
Mais surtout, le rythme de la marche nous donne le temps de laisser remonter à la surface tout ce qui est enfoui au fond de notre cœur, avec l’aide des temps de prière, de partage ainsi que des lectures guidées de passages de l’Evangile.
De retour à Paris, j’ai repris mon « sac du quotidien », mais avec le Seigneur. Et quand je m’aventure à marcher sur l’eau, Il est là, à mes côtés. Véronique

L’Écopélé : chemin vers soi, vers les autres et vers Dieu

Mardi 11 août 2020. 35 degrés. Notre petit groupe peine dans la chaleur et la fatigue. Plus que quelques kilomètres avant de rejoindre le repos tant attendu. Les muscles se tendent, les gouttes de sueur perlent, les ampoules brûlent… « Oh happy day ! oh happy da-ay ! » Malgré tout ce qui nous pousse à grogner, râler, abandonner, nous nous mettons à chanter en chœur, sourire aux lèvres. Oui, quel jour heureux ! La joie d’être ensemble l’emporte définitivement sur tous les tracas du chemin.
Nous avons débuté notre pèlerinage il y a deux jours, à Rocamadour. Dans ce lieu marquant du chemin de Compostelle, nous nous sommes retrouvés : 36 participants entre 30 et 40 ans, venant de toute la France. Tous animés par la soif de vivre une expérience fraternelle et ressourçante, portés par le souffle de l’Esprit, sur le thème « Confiance et lâcher-prise ».
Constitués en petits groupes respectueux de la vitesse de marche de chacun, nous nous sommes mis en route. Chacun avec l’essentiel sur le dos : pour le chaud, pour le froid, pour la faim et la soif. Avec un peu de confort aussi, mais un minimum car le confort pèse lourd !
Mais surtout, nous nous sommes mis en route avec un cœur ouvert. Ouverture d’abord à l’inconnu du chemin qui se déroule devant nous : plaines et sous-bois, chemins pierreux ou pentes escarpées, champs fertiles ou routes de crêtes… Nous avons contemplé. Ouverture ensuite à l’autre, qui chemine à mes côtés. Découvertes nées de la rencontre, discussions approfondies par les heures et les jours de marche côte à côte… Nous avons accueilli. Ouverture enfin à l’Esprit qui, sans cesse, fait son travail en nous. Délestage de poids qui nous encombraient, d’obstacles qui nous freinaient. Une Parole qui marque et qui fait son chemin, elle aussi, en nous… Nous avons goûté à la Vie.
Au bout d’une semaine de marche vers notre destination, vers les autres et vers nous-mêmes, nous arrivons à Cahors. Fatigués, parfois éclopés, mais heureux et pleinement vivants. Il est difficile à lâcher, le sac qui portait notre essentiel chaque jour. Ils sont durs à quitter, nos compagnons de route qui, d’une chanson, d’un sourire ou d’un pansement salvateur, savaient nous mettre du baume au cœur. Il est fort, ce moment traversé ensemble.

Le retour dans nos « Galilées » respectives se fera progressivement, habités pour longtemps encore de ce goût de simplicité, de légèreté et de profondeur que l’on vit à l’Écopélé. Marine

Un peu avant l’été, après plusieurs semaines de confinement, je suis tombé par hasard, en lisant le journal, sur un article consacré aux offres de vacances à dimension spirituelle. Parcourant la liste par curiosité, mes yeux se sont arrêtés sur une proposition d’éco-pèlerinage sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle et organisé par le réseau Magis.
N’étant pas très assidu aux rendez-vous dominicaux, et plutôt de tempérament solitaire, ma première réaction fut : « Non, ce n’est pas fait pour moi. Je ne pourrai pas me fondre dans un groupe de pratiquants réguliers. »
Pourtant une partie de moi restait attirée par cette offre, et l’intitulé comportait notamment les mots « marche », « spiritualité ignatienne », « écologie », « Compostelle » qui possèdent tous une résonance particulière dans ma vie.
Je me décidai finalement à m’inscrire malgré toutes mes réserves intérieures et appréhensions.
L’accueil à Rocamadour, lieu de départ de notre marche, fut chaleureux et bienveillant. Cette première soirée « pour faire connaissance » donnait déjà le sentiment que rapidement le groupe ferait communauté.
Les journées étaient ensuite bien rythmées et équilibrées. Après les traditionnelles tâches qui incombent aux pèlerins, nous nous retrouvions tous ensemble pour un temps de lecture de l’évangile, d’un psaume et surtout de la suggestion de pistes de réflexion pour la journée, en lien avec le thème du jour, connexe au thème plus global du pèlerinage, cette année : « le lâcher prise ! ».
Nous nous dispersions ensuite en petits groupes de marche afin de cheminer, chacun à son rythme, sur les sentiers du Lot, nourris par la beauté de la nature, le goût du silence et des choses simples, avec en tête les éléments du jour à méditer, à laisser infuser.
La marche est justement une pratique propice à la méditation, elle sert de métronome à l’esprit et sa temporalité permet de goûter intérieurement ce que l’on reçoit extérieurement. Elle est une métaphore de la vie faite d’équilibres et de déséquilibres.
Ces temps de marche m’ont ainsi permis d’accéder à des moments de partage forts avec d’autres pèlerins, inspiré par leurs expériences de vie et touché par l’attention au quotidien de tous pour chacun.
Au cours de l’après-midi, souvent installés le long du sentier, le temps de prière était aussi un moment sacré de nos journées. J’ai pu découvrir une pratique simple d’intériorisation de la Parole, d’observation de soi en lien avec le texte, et de dialogue avec le Seigneur.
Enfin, le soir, nous clôturions nos journées par un moment de relecture personnel, partagé au sein d’un petit groupe dont l’écoute était toujours bienveillante et sincère.

Ce que je retiens et qui me portent encore aujourd’hui, sont des petites attitudes assez simples, dont je retire une grande joie.
Tout d’abord, la connexion à la nature, pour moi, est une aide efficace à la contemplation, à la rencontre et peut être ensuite à la communion avec Dieu.
Deuxièmement, l’ouverture à l’altérité et la réciprocité m’ont beaucoup enrichi intérieurement, à travers des témoignages, mais aussi des attentions, des paroles ou un sourire, tout simplement.
L’enseignement pour moi de ce pèlerinage, qui risque de sembler évident à beaucoup, est que pour bien « marcher dans la Vie », il est nécessaire de ne pas marcher toujours seul.
Pour finir et boucler avec le début de ce témoignage, mes inquiétudes avant le pèlerinage, alimentées par des pensées trompeuses, se sont révélées fortement inadaptées et décalées par rapport à ce que j’ai vécu tout au long de cette belle aventure itinérante.
Apprendre à faire confiance !
C’est ainsi que Saint Ignace nous dit : « L’anxiété et l’inquiétude de l’esprit ne plaisent point à Dieu. Le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance ; il veut nous voir croire que sa bonté peut suppléer l’imperfection de nos moyens. » Julien

 

 

 

 

 

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