Inigolib’ résumé du topo de Bruno Régent

Résumé de Claude Philippe sj

A partir de la résurrection, tout prend sens : la joie de Jésus, la joie de Marie

Avant la foi de Marie est dans la foi nue, dans l’épreuve de tous les jours, elle a tenu dans la foi et l’espérance

La résurrection

  • transforme ce qui aurait pu être une succession d’historie douloureuses
  • Met tout en perspective

Dans la Passion, le comble de la douleur, de la violence a été manifesté. Dans la Résurrection, Dieu montre qu’Il ne cherche pas la vengeance

Marie a vocation d’être mère, tout au long de sa vie : mère de Jésus, du fils de Dieu, de l’Eglise…

Jésus a été jusqu’au bout de son projet ! Quelle joie de Marie pour Jésus. Jésus exulte de joie ! Quelle joie de Jésus pour sa mère !

Sa mère s’est tenue debout, droite. Elle n’a pas douté, déchirée intérieurement, mais présente ! Il nous est donné de devenir mère de Jésus par cette écoute, cette mise en pratique. Marie est la première, le modèle de tout croyant.

Quand Marie raconte l’annonciation

Un ange, un intermédiaire, un prolongement de Dieu par sa main et sa voix rend visite à Marie. A la résurrection, cela devient une évidence pour Marie

Il n’y a pas de de débat, c’est une annonciation. Pas de signature de contrat où chacun enquête sur l’autre ! Marie n’a pas douté que c’était l’ange du Seigneur. Elle a une pratique de la parole de Dieu. Dieu ne doute pas de la disponibilité de Marie. Elle a du l’exprimer dans sa prière. Chacun fait confiance, a priori, en l’autre. Dieu dit à Marie qu’il peut lui faire confiance. La confiance ne l’empêche pas de poser une question pour bien entrer dans la réalisation. Elle dit Oui, car elle est libre. Un oui dans la foi « Qu’il me soit fait selon ta parole »

Eve voulait savoir le bien et le mal, pour pouvoir choisir. Ainsi, elle se voulait juge, Marie a voulu faire confiance dès l’origine, car la vie était donnée avant toute chose. Quand l’ange lui a parlé, il n’a pas dit la suite, l’ange a fait l’honneur de croire en elle. Marie s’est sentie débordée. La parole avait goût de surabondance « Comment cela peut-il se faire car je ne connais pas d’homme ? » Dans cette présence, l’être de Dieu s’est déployé.

La joie est dans le consentement au réel, dans la présence à Dieu dans l’instant. Cet appel se conclut par une offrande : « qu’il me soit fait… » C’est un oui pour écouter le réel, par ex à un futur conjoint, dans une congrégation religieuse, un oui dans une relation privilégiée dans lequel il y a toujours à dire oui. Le oui est la clé de déploiement d’une vie. Marie vit dans l’histoire, il y a début, succession d’événements. Dans l’éternité, Marie est la même : debout devant la croix, servante du Seigneur, au Cénacle.

La chasteté de Marie : elle est sans volonté propre (volonté capricieuse). Elle disponible au souffle de l’Esprit. Marie est respectueuse, chaste, sans projet qui lui soit propre, « me voici ». Elle ne fait pas obstacle à Jésus. Pas de soumission servile, car pas de volonté propre.

Marie comme aide assortie pour Jésus, comme vis à vis (une aide qui lui corresponde). Gn : « une aide qui soit assortie… » – l’unité dans la complémentarité.

Chez Elisabeth – un Oui à Dieu, qui est aussi un Oui aux hommes

Cette disponibilité de Marie n’est pas fermeture sur un narcissisme. Elle est disponible pour la vie dans l’humanité

Sitôt l’annonciation réalisée, elle se rend en hâte chez Elisabeth. Le service du Seigneur est immédiatement au service d’Elisabeth, de l’humanité. La joie est entendue par Elisabeth et aussi par Jen-Baptiste. Dieu se trouve dans la joie d’Elisabeth enceinte « tu es ma joie » Une manière de vivre qui témoigne de la manifestation du salut.

Marie ne chante pas le Magnificat après l’annonciation, car cela pourrait être de l’ordre de l’autosatisfaction mais après avoir vu l’action de Dieu en Elisabeth. Ecouter, croire, voir (dans cet ordre)

La foi est confiance a priori et non acquiescement ce qu’on a vu

Marie de Magdala

Guérie de 7 démons. Au calvaire, elle voit la mort de son ami Jésus. Elle se fait une vocation de servir son corps. Elle va au cimetière. Elle est a amené à se retourner, à se convertir deux fois, pour voir en Jésus le jardiner. Comme un nouveau jardin de l’Eden, homme et femme, Jésus et Eglise. Au milieu, se trouve l’arbre de la croix. Elle a pour mission d’aller annoncer, et non de convaincre. Elle témoigne avec toute son existence.

Dieu passe par les pauvres. Servir dans l’obéissance, dans la chasteté (laisser Jésus partir et les disciples croire ou non) Marie en chemin vers les frères est dans la joie. Marie, nouvelle Eve dans ce jardin.

Le Fils ne peut se manifester sans partenaire, sans aide qui se lève malgré leur infirmité