Quelques témoignages du pèlerinage international en Ardèche du 14 au 23 août 2026
Du 14 au 23 août, à l’occasion des 200 ans de la fondation des Sœurs du Cénacle, un groupe international de jeune, a vécu un pèlerinage en Ardèche. Au programme : marche vers Lalouvesc, découverte de saints ardéchois, partage en petits groupes…




« Sur les pas des sœurs du Cénacle »
« Au mois d’août 2026, je suis partie en Ardèche pour vivre le pèlerinage « Sur les pas des sœurs du Cénacle ». Ce titre, c’est moi qui le donne. Il rend hommage aux sœurs du Cénacle, à cette communauté de femmes portée par la bonté et l’humilité de Sainte Thérèse Couderc. Il m’a fallu six jours pour arriver à la basilique de Lalouvesc, en partant de la maison familiale au Mas de Sablières. Six jours de marche, de prière et de partage. Par-delà les montagnes, la chaleur écrasante du soleil, les orages, la fatigue et les crevasses plantaires, il ne reste que la fierté de s’être livrée à la découverte. Mais, par-dessus tout, j’ai été portée par la fraternelle amitié de mes compagnons de route. Et c’est ensemble, unis par une volonté commune, que nous avons célébré les deux cents ans de cette merveilleuse congrégation des sœurs du Cénacle. Merveilleuse, elle l’est, par l’étonnement et l’admiration que suscite son effusion internationale. Merci à la communauté, aux Ardéchois et aux Ardéchoises, ainsi qu’à toutes les personnes rencontrées et impliquées, de nous avoir permis de vivre cette fête de famille à vos côtés. »
Angelita


« Les pèlerinages sont toujours des trajets qui nous changent, qui nous bousculent parfois, qui nous invitent au davantage. Comme d’autres, je suis parti avec vague idée de ce je pourrais vivre correspondant à mes premiers interêts : une grande semaine de marche et du temps pour méditer sur mon année. Et bien sûr cela a été bien plus. Des rencontres et des échanges profonds, une expérience de la bonté ensemble, un regard sur soi et l’Esprit au milieu de nous tous. À l’image de saint François Régis nous nous sommes déplacés et avons été déplacés à la rencontre de l’Autre et des autres. Le tout, dans le magnifique pays ardéchois. »
Olivier

« Ce pélé avec Magis et les sœurs du Cénacle a été pour moi une grande source de joie et une ouverture… une ouverture internationale, mais aussi sur le mot « bonté ». Ce mot a marqué chaque étape de ce pélé sur les traces de Sainte Thérèse Couderc, que j’ai pu découvrir pour la première fois. Les magnifiques paysages d’Ardèche ont accompagné cette semaine riche en moments humains et spirituels. Les rencontres, les échanges en groupe et les temps spi m’ont donné une force pour reprendre un quotidien joyeux et vivant. »
Gabrielle

« Quelle pépite que ce pélé que j’ai eu la chance d’animer avec le Réseau Magis et les sœurs du Cénacle ! J’ai beaucoup apprécié de plonger dans l’histoire de la congrégation du Cénacle pendant la préparation du pélé et la fête de son bicentenaire. J’ai été bluffée par l’enthousiasme en toutes circonstances et la profondeur spirituelle des participants. Je reste toujours impressionnée par la qualité des relations et la profondeur des échanges que permet, même dans un temps court, le cadre ignatien. J’ai été aussi particulièrement touchée par l’accueil chaleureux des sœurs du Cénacle, comme si on faisait partie de la famille. Je rentre chez moi le cœur débordant de gratitude et de joie durable ! »
Laetitia, jeune pro dans l’équipe d’animation

« Mon cœur est encore plein de joie et d’action de grâce quand je repense à l’aventure de ce pèlerinage. Une fois passés les défis de la préparation et la déception des annulations (notamment le groupe de Togolais qui n’a pas obtenu de visa), la joie et l’émerveillement ont pris le dessus.
Joie de réaliser un rêve partagé avec quelques autres sœurs du Cénacle depuis des années ! Joie de servir avec d’autres et d’animer à plusieurs voix ! Joie de m’émerveiller devant l’ouverture profonde des jeunes et leur sens du service avec une immense générosité ! Joie de recevoir notre être Cénacle en le partageant avec d’autres ! Joie de sentir l’Esprit Saint nous dispenser ses fruits au fil des jours : bonté, patience, douceur, paix, fidélité, charité, joie ! Joie d’avoir passé notre première journée au Mas de Sablières et d’avoir goûté l’atmosphère du lieu ! Joie enfin de parcourir le tout dernier kilomètre tous ensemble, même nos chauffeurs de camionnette et voiture-balai et ceux qui avaient trop mal aux pieds ou aux jambes le dernier jour ! Joie d’arriver ainsi tous ensemble, en chantant, à la basilique de Lalouvesc et d’y célébrer la messe auprès de St Jean-François Régis et Ste Thérèse Couderc !
C’est à notre fondatrice que j’emprunte ce mot de la fin : « Je recommencerais volontiers ma route, j’ai si bien trouvé le bon Dieu ». »
Sr Anne-Catherine, coordinatrice du pèlerinage

« It is quite common that your early 20s be plagued by the endless existential questions of identity and self-worth – Who am I? What is the point of it all? Where is God in all of this? What is love? In many regards, the personal theme of this pilgrimage for me was the discovery or the rediscovery of love, more specifically, what exactly is love? How does it operate in this very messy, seemingly loveless world? These questions echoed within the chambers of my heart as I set out on this retreat. What am I truly to gain and what will God show me in these short 10 days?
Being an English speaking minority in a largely French speaking crowd was a daunting hurdle to overcome. Yet the hurdle seemed to have been laced with God’s grace from its very inception because the organising team and my fellow pilgrims were kind, gracious and motivated to help in any way possible. Chores, which I later learnt were supposed to be assigned, were voluntarily picked up without a second thought and so much joy was expressed in the normal renditions of washing plates, cooking meals and cleaning floors. This to me was my first experience of love: love was a joy-filled endeavour that superseded the downhills of any adventure. The conversations represented this very characteristic of love – the sharing of struggles, bleak as they may be, brought out comfort, joy and peace. Central to it all, was love from God, without which the love that we had shared would have had no meaning.
I recall an evening when I was particularly struggling with loving myself; experiences in my life had diminished my self-worth and questions like: “Who am I?” “What am I worth?” seemed to follow me wherever I went. I approached a Sister for direction, and while the conversation helped, I was not yet convinced that I was lovable or able to love. Yet God met me where I was at, and the following day’s theme was about love! The session was like an arrow that pierced right into “my heart of stone,” giving me then “a heart of flesh.” (Ezekiel 36:26) Sharing and talking about it all in my Margis circle was refreshing, as the ears of my fellow pilgrims shone of love and I was truly able to vulnerably share about God’s grace amongst these struggles. It was in these moments where I truly believed that loving myself was a task far from impossible.
I am a fellow pilgrim, still in this world, still struggling, still on a journey to discover love. This pilgrimage has shown me that God is love, and to recognise that He has always been there is a comforting thought. I realise now what He means when He says – “You will be my people, and I will be your God.” (Jeremiah 30:22, Ezekiel 36:28) »
Jerome, pilgrim from Singapour
